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L'entrepreneuriat: inné... ou acquis? + Comment cet homme a remboursé 1M$ de dettes en 4 ans.

L'entrepreneuriat: inné... ou acquis? + Comment cet homme a remboursé 1M$ de dettes en 4 ans.
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(Olivier Lambert) #1

Lien vers l'article: https://www.latranchee.com/devenir-entrepreneur-acquis-ou-inne/

Ressources discutées: Podcast avec Marco Bernard Inspiration Inc. Amplio Stratégies Univers Interactif Philippe Richard Bertrand, recommandé par Marco Bernard. C’est un gars qui a une histoire particulière et inspirante. Il s’est sorti du pétrin, il a eu 1 million de dollar en dettes. Aujour’hui, ses choses vont vraiment mieux. Il a sorti un livre, il y a 1 an, Inspiration Inc. avec Kim Rusk où il partage des entrevues avec 10 grands entrepreneurs au Québec. Ces entrevues là sont disponibles sous forme de podcast. Background Philippe n’était pas très bon à l’école, quoi qu’il était extrêmement brillant. Ça aura été des années difficile, il s’est fait mettre en dehors de l’école à tous les années. Ça a été comme ça jusqu’à ce qu’il arrive au cégep. Puis, il est allé à l’université McGill en relations publiques/marketing. Quand il est sorti de l’université, il a sorti sa première boîte. Il n’avait pas de clients, ni de contrats. Il a eu un beau mandat avec Bell Canada grâce à ses contacts, mais il fallait le livrer. Ses 10 années suivantes ont été un enfer. Il dit qu’il est devenu «fou», parce qu’il avait de l’argent, mais aussi parce que ses clients étaient des gens de grands noms. Il avait complètement perdu la notion de «faire des profits». En 2008, ça l’a rattrapé. Il avait arrêté de payer sa TPS/TVQ pour se financer. À NE PAS FAIRE! Il s’est ramassé avec 1 million de dettes, il s’est fait saisir, il était à minuit moins une de faire faillite personnelle et professionnelle. Il s’est fait aider par une compagnie qui avait confiance en lui, mais qui le gérait. Ces 4 années-là lui ont permis de rembourser ses dettes. Il a dû convaincre 139 fournisseurs de ne pas le mettre en faillite, qu’il allait les…


(Karine Davidson Tremblay) #2

Toujours, toujours écouter jusqu’au bout ! :smile:

Je crois que le goût de l’entrepreneuriat est inné; y’a des gens qui n’aiment pas ça du tout et qui ont besoin d’être encadrés dans la vie.

Le reste, je crois que c’est de l’acquis. J’étais une piètre entrepreneur au début; on pourrait même dire que je n’en étais pas une. Je n’avais d’ailleurs aucun modèle sérieux à qui me coller. C’est en apprenant comment faire qu’on le devient réellement, finalement ! :slight_smile:


(Olivier Lambert) #3

Yayyyy! :raised_hands:

Es-tu en train de me dire que certaines personnes aiment ça avoir un boss? J’ai comme l’impression que personne n’aime ça, mais qu’ils dealent avec du mieux qu’ils peuvent.

Faudrait qu’on aille plus de non-entrepreneur sur le forum pour savoir s’ils aimeraient ça avoir une entreprise, et si oui, pourquoi ils n’en ont pas.


(Karine Davidson Tremblay) #4

Non, personne n’aime avoir un boss, mais y’a des gens qui n’aiment pas avoir le lead, avoir la responsabilité de devoir trouver la rentabilité, le stress de jongler avec leur paie et n’aiment pas voir l’infini devant eux parce qu’ils n’aiment pas risquer de se perdre et devoir chercher comment s’en sortir. Ces gens aiment mieux travailler 8-5 et lorsque c’est fini, pouvoir s’amuser et pouvoir se détacher complètement du travail… J’en connais une couple comme ça !

J’ai juste à penser à certaines personnes qui voulaient se lancer dans l’alpaga et qui m’ont dit qu’il trouvaient ça vraiment difficile de chercher une terre et que ça les décourageait assez pour penser abandonner… Je leur ai conseillé de le faire parce que c’est rien, trouver une terre comparativement à tout ce qu’on peut vivre au quotidien comme entrepreneur !

Ça n’empêche pas que si on leur trouvait une entreprise parfaite pour eux et qu’on leur la livrait dans une boîte avec tout ce qu’il faut pour réussir, ils n’aimeraient pas ça; ils pourraient GÉRER au quotidien une entreprise peut-être mais n’auraient pas nécessairement envie de solutionner les problématiques qui vont avec. Ils auraient besoin d’un entrepreneur avec eux pour les pousser. Mais ça revient alors presque au statut employeur-employé, alors…

Des fois, je les envie de décrocher; mais toutes les fois où je pensais bien faire en ayant une job, j’haïssais ma vie et je mourrais d’ennui… alors…

Je crois que chez moi c’est inné, ce goût de l’entreprise (des montagnes russes et des aventures que ça nous fait vivre aussi), mais je ne considérais pas que j’avais les capacités d’être entrepreneur au début de ma vie malgré tout… Alors il y a ÉNORMÉMENT d’acquis ! Et je crois que j’en ai encore des masses à apprendre ! :sweat_smile:


(François Douville) #5
  1. Très bonne entrevue.

  2. Haha la fin :rofl: Perso, oui j’écoute toujours jusqu’à la fin! Le début “vlog” j’ai aimé. Tes touches humoristiques avec le café surtout, ca fait sourire. Mixer humour et entrepreneuriat, pour moi c’est winner. Rendre un sujet sérieux -> drôle, je peux écouter encore plus longtemps.

  3. Pour l’entrepreneuriat inné, je suis d’accord. Bon on se base toute sur notre vie parce que c’est la seule qu’on peut vraiment analyser avec un certain recul. J’ai jamais pensé à l’entrepreneuriat jusqu’à mes 25 ans. Mon père a toujours été en affaires et je m’étais toujours dit que j’allais pas être comme lui (aujourd’hui c’est presque la seule chose qui nous rejoint haha). Par contre j’ai toujours été dans mes affaires à moi (ma bulle), je comprend chaque chose à MA manière (pas bon à l’école), quand je suis motivé j’embarque à 100%, je suis autodidacte (j’ai monté un vélo de A à Z en un été en connaissant pratiquement rien sur les vélos), j’hais avoir un boss et me faire dire quoi faire… bref j’ai des traits que j’ai toujours eu qui maintenant me servent à l’entrepreneuriat et c’est seulement l’entrepreneuriat qui peut rendre “justice” à tous ces traits. Donc je suis prêt à vivre avec le stress et l’irrégularité qui vient avec ça… j’sais pas si c’est clair… en tout cas :laughing:


(Olivier Lambert) #6

Hahaha! J’ai déjà eu la même réflexion. Tu parles en connaissance de cause et ça parraît:

Ces bouts-là, on les découvre habituellement une fois qu’on a fait le saut. On ne voit pas l’entrepreneuriat pour ce que c’est (un énorme monstre à apprivoiser), on ne voit que la première étape en avant de nous (trouver une terre).

Je pense que ça se fait progressivement. Qu’on se fait mettre le bras dans le tordeur et qu’on est de plus en plus investis au fur et à mesure que notre entreprise nous consume. (je suis dramatique aujourd’hui lol).

Je me demande parfois à quoi ressemblerait ma vie si j’étais employé et, parfois, je ne déteste pas ce que j’imagine! Parfois, j’ai l’impression que la seule raison pourquoi j’ai une entreprise est que je suis incapable de me lever avant 9h am :laughing:

Je pense que c’est possible d’être employé et d’être en contrôle de sa destiné en même temps. Même qu’il y a une certaine liberté à pouvoir changer de compagnie/ville/carrière à tout instant!


(Karine Davidson Tremblay) #7

Et je me le suis déjà fait confirmer par plein de gens; ceux qui travaillent avec des entrepreneurs sans en être voient tellement tout plein de difficultés à toutes les étapes que ça les décourage souvent de se lancer eux-même. Mais est-ce que ces gens sont vraiment fait pour être entrepreneur ?

C’est pour ça que je pense que c’est inné dans une certaine part; des fois je me dis qu’il faut être un peu fou pour se lancer dans le vide comme ça en premier lieu… et de rester dans ce milieu de vie en montagnes russes après !

Et je ne crois pas que c’est simplement le goût de la témérité; y’a vraiment PLEIN de choses que je ne ferais pas personnellement dans la vie !

Tu as raison pour le «tordeur»; à un moment donné, on passe les étapes une à une et on se dit; j’ai pas le choix, il faut que je passe au travers celle-là… et on les accumule. On regarde en arrière et on se dit;« wow, je l’ai fait !» et on se sent plus fort. C’est, je crois, la part acquis de l’entrepreneuriat. On apprend à passer au travers les épreuves et on se trouve des outils pour le faire de mieux en mieux et atteindre nos buts.

Je crois par contre qu’il y a des gens qui se lance, voient le tordeur et se sauvent. Ils se rendent compte que c’est pas pour eux et finissent par apprécier le fait d’être employé, j’imagine. Ils ont une liberté différente de la nôtre, c’est vrai. Ces gens-là leur manque peut-être le petit quelque chose d’inné qui fait qu’on est assez fou pour vouloir naviguer dans ces eaux !

Je ne déteste pas non plus ce que j’imagine ! :smile: J’ai déjà choisi volontairement des jobs qui demandent vraiment 0 réflexion en pensant que c’était ma solution pour vivre sereinement et sans stress (financier et autre). J’ai fait commis à la réception dans une librairie. Et malgré tout, je me rappelle qu’une fois en scannant des crayons (qui voulaient pas scanner les *()&% !), je me disais «mais qu’est-ce que je fou ici !». Je n’étais pas zen du tout, j’étais même enragée avec moi-même de m’être mis volontairement dans cette position et j’ai dû réaliser que je n’atteindrais jamais la zénitude à essayer de me sauver de mon cerveau bouillonnant de créativité. Mais par contre, j’avoue que j’appréciais les fin de journée où je quittais la job avec RIEN à gérer.

Après avoir fait les deux en alternance longtemps, je SAIS maintenant que y’a rien à faire; je suis beaucoup mieux en étant entrepreneur même si c’est plus difficile au quotidien. L’ennui me donne l’impression d’être en train de mourir et c’est intenable !

Mais 9h ! J’aimerais tellement ça !! Un jour les enfants vont vieillir !! :sweat_smile:


(Passionnée de copywriting) #8

Tellement !

De mon côté, je ne crois pas que l’entrepreneuriat soit inné.

D’abord parce que j’ai tendance à être team nurture plutôt que nature en toute chose.

Mais surtout parce que, même si je croyais que les traits de personnalité et les compétences ne se cultivent pas (ce qui serait vraiment trop triste), j’aurais du mal à trouver des traits et compétences exclusifs aux entrepreneurs et communs parmi eux.

J’ai une question pour ceux qui croient que c’est inné : quels sont les traits de personnalités, les compétences et les désirs communs à tous les entrepreneurs?


(Olivier Lambert) #9

En même temps, je pense qu’il y a une différence entre un entrepreneur comme moi et ceux comme David Proulx du dernier podcast ou encore Philippe dans celui-ci.

Ils jouent avec de gros chiffres, bc d’employés, du financement de tout bord tout côté.

Il y a comme une nouvelle classe d’entrepreneur. Aux états-unis, ils appellent ça les lifestyle entrepreneur, ceux qui ne veulent pas bâtir de multinationales, mais qui veulent tout de même être en contrôle de leur destinée.

Tu vas voir, c’est fantastique :slight_smile: je me suis réveillé à 11h30 aujourd’hui! :laughing:


(Karine Davidson Tremblay) #10

Ça je suis 100% d’accord; ce n’est pas parce que tu es entrepreneur que tu veux nécessairement avoir une multinationale. Un travailleur autonome, c’est un entrepreneur.


(Mgcou67) #11

Bonjour,

Merci pour tout cette créativité mise à notre disposition, je suis épaté par tout ton audace, le naturel et ta générosité! Pour revenir à la question, je pense aussi que d’être entrepreneur n’est pas naturel pour tout le monde si on considère tous les types de caractère, la vie d’entrepreneur est un choix qui semble difficile par moment et si on porte pas en sois ce qu’il faut de confiance on peu vraiment se fracasser le nez. :slight_smile: Je termine en confirmant que j’ai écouté jusqu’à la fin la vidéo et que j’adore ton brin d’humour et ta spontanéité, ça nous démontre qu’on a pas besoin d’être parfait pour être intéressant!
Merci beaucoup Olivier! Je te trouve génial!!!


(Olivier Lambert) #12

Merci à toi!!! C’est trop gentil! :blush:


(Rejean Pepin) #13

Je crois personnellement qu’un entrepreneur aime passer a l’action. Il n’attend pas après les autres. On peut aussi être entrepreneur en travaillant pour une entreprise
La plupart du monde préfère se faire dire quoi faire .
A dis ans, je vendais des pommes de maison en maison
J’ai eu différentes entreprises ou j’ai réussie et d’autres ou j’ai moins bien réussie.
On manque d’entrepreneur car c’est la mentalité de ne pas prendre de risque , mais surtout de ne pas essayer . De ne pas passer a l’action.
Les subventions sont trop souvent contraire a l’esprit d’entrepreneur , soit de foncer


(Ma Duplin91) #14

Très belle entrevue encore une fois @Olivier_Lambert ! J’ai adoré ton intro, honnêtement ça amène à ce poser plusieurs questions. Pour ma part je vais cité ce que Marco a dit: Lorsque l’on veut prendre le contrôle de sa vie, l’entrepreneuriat est comme une étincelle qui se déclenche. Pour ma part c’est ce qui est arrivé a 18 ans lorsque j’ai découverte le marketing relationnel. Depuis ce jour je rêves de devenir mon propre patron et je vais tout faire pour y parvenir !

Pour ce qui est de la fin, c’est très bien d’ajouter une dose d’humour. J’adore ton concept lâche pas ton bon travail ! :grinning:


(Rickd1209) #15

Excellente intro et sujet très approprier, un entrepreneur inspirant qui parle des vrai affaire.

Je suis d’accord que l’entrepreneuriat est inné, aujourd’hui avec le web beaucoup de nouvelles opportunités existes . L’information est disponibles à tout ceux qui la cherchent , des formations en lignes , des capsules vidéo etc. il n’y a plus de fausses raisons ou excuses pour ne pas y arriver .

Perso, je compte parmi les plus vieux et le désir d’être entrepreneur ne m’a jamais quitté.
Aujourd’hui j’investie dans ma réussite et mon succès.

Hé oui j’ai écouté jusqu’au bout :slightly_smiling_face:

Beau travail … merci!


#16

Personnellement, quand j’étais ado, fin ado. Je voulais réinventer le monde et je me renseignais en conséquence. Réinventer l’école que je trouvais inadaptée aux êtres que nous sommes et j’étais frustré par son nivellement par le bas au lieu d’être adapté à chacun. Une école qui sert l’Industrie au lieu de l’humain.

Pendant mes long cours ennuyant et pas assez intensif à mon goût, je rêvassais aussi à une machine perfectionnée pour la réalité virtuelle. Exosquelette, combinaison tactile, etc. Pour que l’immersion soit parfaite.

Et quand j’ai commencé à travailler, j’ai toujours détesté être à la merci de quelqu’un. Non maître de moi-même. À la merci de ses exigences souvent douteuses et non-conforme avec mes valeurs, mes besoins, mes désirs et mon intelligence.

À la question de savoir si on naît entrepreneur ou pas. Je ne crois pas qu’il y est une ligne bien tracé entre celui qu’il l’est et l’autre non. Et un entrepreneur peut avoir des défauts, mais cela ne l’empêchera pas de l’être. D’autre ont les capacités et on décidé la facilité du salarié. Il y a des salariés qui ont une attitude d’entrepreneur, mais pour une raison ou une autre ne pense pas être entrepreneur. On est tous différents et le destin et nos choix nous portent où ils le veulent.

Je crois aussi, qu’à l’intérieur de nous, tout le monde aspire à être Maître de sa Vie.

@Olivier_Lambert @melodie_lambert @Marie_Pierre et le autres… En tout cas, je voulais dire que vous faites du bon boulot toute l’équipe pour tous les contenus vraiment intéressants et pertinents. C’est vraiment super ! Merci !
Ce podcast en particulier, ne m’a pas appris grand chose. Mais, ce que je retiens, c’est que de vouloir être entrepreneur pour l’argent n’est pas la bonne chose. Il faut le faire pour vouloir être entrepreneur point. J’ai personnellement connu quelqu’un qui à commencer des tas de trucs, toujours pour l’argent, et ça se solde toujours par un échec pour un tas de raison. Il reste dans les idées et ne prend pas les bonnes décisions parce que sa quête de richesse immédiate l’aveugle. Il ne prend pas le recul nécessaire et perd patience rapidement. En plus, comme l’a dit Marco, il ne trouvera jamais le bonheur.


(Babar) #17

Vraiment intéressant ce podcast. Cela inspire grandement :sunglasses:


(Isabella Dallarelli) #18

J’ai toujours eu la conviction que j’étais entrepreneure depuis ma naissance, mais c’est lorsque j’ai refait le fameux test RIASEC (Holland) avec une orienteure à l’âge adulte, que j’ai eu la confirmation. Le E de RIASEC est pour Entreprenant ou Entrepreneur. La personnalité “entreprenante” est celle-ci (provient du site “reussirmavie.net”) : "Les personnes de ce type aiment influencer leur entourage. Leur capacité de décision, le sens de l’organisation et une habileté particulière à communiquer leur enthousiasme les appuient dans leurs objectifs. Elles savent vendre des idées autant que des biens matériels. Elles ont le sens de l’organisation, de la planification et de l’initiative et savent mener à bien leurs projets. Elles savent faire preuve d’audace et d’efficacité. Elles savent faire preuve d’audace et d’efficacité.

Très souvent, le profil entrepreneur :

  • Est énergique et/ou dynamique et/ou prends beaucoup de place et/ou parle beaucoup
  • Veut paraître bien, maintenir une image de force ou positive
  • Se sent capable de convaincre les autres et de les diriger
  • Se fixe des objectifs élevés et sait s’y prendre pour les atteindre.
  • N’ont pas peur du risque.
  • Aiment s’investir à fond dans leur passion.
  • Ont une vison à long terme.
    Mon profil a donné : ESI (Entrepreneur, Social et Investigateur). Social, j’aime les gens et surtout aider les gens. Investigateur, j’aime apprendre et faire des recherches, ainsi que trouver des solutions à des problèmes. Il fallait que je lance mon entreprise, c’était d’une évidence même.

Quand j’ai lu le profil de la personnalité Entrepreneur ou Entreprenant, je me suis reconnue. Enfant, j’avais toujours un million de projets dont plusieurs se sont concrétisés. Difficile de garder une idée dans ma tête sans la faire.

D’ailleurs, en secondaire 5, je me suis inscrite à “Jeunes Entreprises”, et l’idée du produit à vendre est venue de moi, et s’est très bien vendu. Notre entreprise a bien fonctionné! C’est ce que je fais dans la vie maintenant. Une grande partie est du développement de produits.

Avant ça, à 11 ans, après avoir lu la série de livres “Baby Sitters”, j’ai décidé de fonder une entreprise de gardiennes d’enfants. À plusieurs, on pouvait combler les besoins plus facilement qu’à une seule. On avait fait des dépliants assez chouettes pour l’époque (je n’avais pas d’ordinateur, ni Internet, mais j’ai utilisé la vieille dactylo manuelle de ma mère pour un look “professionnel”). On a du en passer dans au moins 500 maisons. Ça a fonctionné merveilleusement bien! On en a travaillé un coup cette année là! C’était ma première expérience.

Par la suite, lorsque j’étais étudiante, j’ai toujours occupé des emplois dans la vente, et même si dans certains cas nous n’avions pas d’objectifs ou de commission, il me fallait toujours vendre plus et convaincre les clients d’acheter des choses supplémentaires, juste pour le fun de la chose, juste pour le défi.

Dans mon travail de consultante et aide marketing, je vois certains clients qui ont des entreprises sans être “entrepreneurs”. Ce sont souvent des personnes qui ont eu facilement accès à des capitaux et/ou avaient des parents qui les ont un peu poussé dans cette avenue. Ça donne rarement d’excellents résultats : faillites, entreprise qui stagne, qui boite, qui se fait dépasser par les compétiteurs, ou fini par changer de propriétaire. Les “non-entrepreneurs” finissent parfois par se tanner et perdent complètement le peu de motivation qu’elles avaient au départ.

Il y a bien sur des tonnes d’exceptions, mais lorsque le feu sacré de l’entreprenariat est bel et bien présent, il est rare que la personne abandonne complètement.

Du moins, c’est mon avis… :wink:


(Luc Vigneault) #19

Oui on t’écoute jusqu’à la fin.
Pour ta deuxième question; En fait, c’est inné. Tu as utilisé « quand tu es un entrepreneur tu répares… » c’est très bien imagé car la plus part du temps c’est ce qui se passe.
On voit quelque chose et il y a des idées qui nous arpentent le cerveau, un produit, une amélioration, un nouveau processus…

Trés bon travail Olivier, continu ça nous délasse le cerveau :crazy_face:


(Olivier Lambert) #20

Je pense qu’une conversation qui pourrait être intéressante est: “Est-ce que le fait d’être ‘entrepreneur’ aide ou nuit dans le rôle d’un PDG”.

Je suis de l’avis que les qualités qui font qu’on a envie de démarrer un projet sont également des problèmes lorsque l’entreprise est établit.

Mais bref, une entreprise n’est pas une seule personne et je crois plus que jamais qu’il faut s’avoir s’entourer de mentors et engager des gens complémentaires.