As-tu envie de me poser quelques questions? Ton coup de main me donnera… beaucoup de réponses 😄

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Bonjour tout le monde!

Je suis présentement inscrit au Bootcamp entrepreneurial et j’ai comme exercice de composer 10 questions pour un éventuel sondage. Je vois ici l’opportunité de préciser mon approche lors de rencontres à venir avec «monsieur et madame tout le monde».

Ma mission est d’accompagner l’épanouissement personnel, social et citoyen de jeunes à risque d’exclusion sociale et économique.

Mon projet est celui d’un organisme communautaire destiné à de jeunes adultes ayant séjourné en centre jeunesse et désireux de s’épanouir dans un projet de vie ou d’affaires écoresponsable. Nous prévoyons nous installer au Bas-St-Laurent et visons l’autosuffisance financière, énergétique et alimentaire.

Nos principales lignes directrices sont les suivantes:

Faciliter le passage à l’âge adulte de jeunes séjournant ou ayant séjourné en centre jeunesse à risque d’exclusion sociale et économique.

Offrir les moyens de s’épanouir dans un environnement privilégiant l’atteinte de leur plein potentiel et offrant l’accomplissement d’un projet de vie ou d’affaires écoresponsable.

Accueillir ses participants dans un milieu de vie entrepreneurial, où l’amélioration de leurs habiletés contribue à la diminution de la pauvreté des plus vulnérables de la société.

Encourager des relations harmonieuses et égalitaires entre citoyennes et citoyens de diverses cultures, générations et réalités socioéconomiques.

Proposer en priorité une partie de sa capacité d’accueil à de jeunes doués et à de jeunes autochtones souhaitant améliorer les conditions de vie de leur communauté.

Promouvoir et faciliter l’acquisition et le maintien de saines habitudes de vie. Transmettre à la population ses bonnes pratiques et des moyens personnalisés pour se les approprier.

Je mise sur une campagne de financement pour financer les débuts de l’organisme, mais aussi pour en arriver à l’objectif ultime de 2023: accueillir les premiers participants dans des installations chaleureuses, accueillantes et à proximité d’une terre à cultiver. Une dimension intergénérationnelle sera intégrée. Des appartements partagés contribueront à un appui et à des échanges de proximité.

Je suis prêt à (presque) tout, y compris de faire du porte-à-porte dans toutes les municipalités du Bas-St-Laurent. J’aimerais beaucoup vous lire sur le type de questions qui pourraient vous venir une fois la porte ouverte. Le but étant bien sûr de solliciter une participation financière, sous forme de don, d’achat de produit ou de membership, mais aussi de recueillir toute forme de partage nous permettant d’établir un programme le plus fidèle possible à la réalité et aux besoins particuliers des jeunes. Faire connaître l’organisme, établir un premier contact.

Mon intro est en work in progress. Toute idée pour l’améliorer est la bienvenue.

Éric: Bonjour madame! Je m’appelle Éric, vous allez bien? :blush:

Je prendrais si possible quelques minutes de votre temps pour vous demander si vous avez déjà entendu parler d’Espace XYZ?

C’est un organisme communautaire pour des jeunes qui ont séjourné en centre jeunesse. Le passage à l’âge adulte est particulièrement difficile, sans support et souvent sans famille ni amis pour les aider. Nous voulons améliorer les choses.

Nous travaillons à les accompagner, dès leur sortie, aussitôt qu’ils sont prêts. Pour les appuyer dans la réalisation d’un projet de vie. Nous voulons les aider à croire en eux pour le réaliser et nous sommes actuellement en campagne de financement. J’ai pensé que vous pourriez nous aider. Ça peut être en contribuant financièrement. Aussi en discutant. Connaissez-vous l’ampleur du défi des jeunes qui quittent la DPJ à 18 ans?

La madame: Euh… J’ai 10 questions pour toi, mon cher.

Avez-vous des idées? :smiling_face_with_three_hearts:

Merci beaucoup!!!

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Bonjour Eric, premièrement je trouve qu’il devrait y a voir plus de personnes dévouées comme toi. C’est tout en ton honneur de vouloir aider les gens comme tu veux le faire et je pense qu’il y a un réel besoin pour les “enfants” qui deviennent adulte et qui n’ont plus aucune ressource. Ma conjointe vis le même problème avec ces élèves autistes.

Maintenant que je t,ai envoyé les fleurs il y a toujours le pot ensuite ;).

Je ne suis pas certains de ce que tu nous demandes? Tu cherches des questions à poser pour faire un sondage porte à porte??

Ok, pourquoi du porte-à-porte? Je ne sais pas si tu as lu beaucoup d’articles de blogue ou tu as suivis les formations gratuites de la tranchée, mais je te déconseille fortement de faire du porte-à-porte… Tu vas dépenser du temps, de l’argent pour très peu de résultats. Mais je comprends peut-être mal ton plan de marketing.

Car oui ton centre sera dans le Bas-st-Laurent, mais ce “problème de société”, que nos nouveaux adultes pris en charge par la dpj soient lancés dans la grande vie sans réellement d’aide concerne tout le Québec si tu veux mon avis.

Alors, je ne suis pas un expert, loin de là mais tu devrais te concentrer sur les sondages en ligne, l’envoyer à tes propres connaissances, faire de la publicité facebook ou commencer un blog et rallier une communauté la dessus. Cette communauté pourra un jour vouloir payer un membership. Et si ces jeunes travaille sur une ferme, il aura probablement des légumes à vendre. Ça, ce sera plus local mais quand même.

Alors Éric voici mon opinion, ça réponds pas exactement à ta question, mais je promets de suivre ton sujet et de t’apporter d’autre eau au moulin!!

À bientôt…

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Merci, Steve! Ton message est vraiment apprécié. Ta rétroaction aussi. Merci d’avoir pris le temps.

C’est récurent ces temps-ci, plusieurs ne semblent pas bien me comprendre. Où je veux aller avec mon projet. De quelle manière y arriver. Pourtant, pour moi, c’est clair. J’ai 500 000 à ramasser. Mais à force de me le faire dire, c’est clair que je dois m’y attarder.

Éclaircir mes pensées. En mettre davantage sur papier. Je ne sais pas. C’est pas vraiment une force chez-moi.

J’essaye d’y aller un pas à la fois. Une étape à la fois. Tu me ramènes sur le fait que je suis d’abord ici pour le Bootcamp. Et que le Bootcamp m’invite à faire un sondage. Pas à préparer mon porte-à-porte.

J’essaye d’anticiper les questions que les gens pourraient me poser après que je leur aie parlé de mon projet.

Le porte-à-porte me semble être la solution de rechange à une éventuelle campagne de financement en ligne qui n’aboutirait pas. C’est clair que je préfère 100 000 personnes en ligne qui donnent 5$ chacune. Mais si je n’y arrive pas de cette façon, je suis suffisamment motivé pour faire autrement. J’ai aussi envie de rencontrer des gens live, en personne. Dans leur intimité. Peut-être que je m’y prends mal avec l’idée du porte-à-porte. Ma première idée était d’organiser de petites tournées. Quelques villages, mettre à contribution le Cercle des fermières, genre. Assister à l’une de leur rencontre. Un sous-sol d’église. Etc. Je veux bâtir des liens solides et humains avec la communauté. J’ai de la difficulté à croire que je peux y arriver exclusivement en ligne.

Cela dit, tout ça me semble être aujourd’hui plus que jamais prématuré. Autant me concentrer sur ce que je peux faire maintenant.

La première maison sera au Bas-St-Laurent, mais je vois la possibilité de reproduire le modèle dans chaque région. C’est une problématique effectivement à grande échelle. À 100 000 signalements par année, et c’est sans cesse en croissance, nous aurons bientôt besoin de beaucoup d’alternatives. Je compte solliciter tout le Québec. En ligne, en personne, les particuliers, les entreprises, les fondations, le Gouvernement. Je ne sais juste plus vraiment par quoi commencer, ni même si je dois d’abord faire la démarche pour être reconnu comme organisme sans but lucratif.

Le Bootcamp! Le Bootcamp!

Je suis seul pour le moment dans l’aventure. Comme pas mal tous les entrepreneurs. Chapeau à tous, d’ailleurs.

Même si c’est un peu plus “difficile” ces jours-ci parce que ça ne fonctionne pas comme je le veux, je peux pas dire que je suis découragé. Ça avance. Pour moi, c’est un signe. Il y a bien sûr quelque chose qui semble coincer. J’aimerais l’identifier.

C’est un moment où le lâcher-prise m’apparaît être encore plus nécessaire. En gardant espoir. En continuant pas à pas et en restant ouvert.

Des messages comme le tien m’encouragent. Merci beaucoup!

Salut Éric,
Je ne veux pas te décourager, mais tu ne ramasseras pas 500 000$ en faisant du porte à porte. Ne perds pas ton temps avec ça.

J’ai fais un projet de porte à porte cet été (Grâce au film Dumbo, j'ai amélioré mon marketing) justement dans le but de vivre et expérimenter cette méthode, qui manquait à ma culture marketing générale.

D’abord 2 portes sur 3 y’a personne (surtout le jour). Ensuite, 9 sur 10 qui répondent (donc t’as déjà cogné à 30 portes) vont te revirer de bord. La perte de temps est absolument incroyable. Et il y a plein d’autres problèmes aussi, notamment les permis municipaux, qui sont un casse-tête terrible.

À Sherbrooke par exemple, le permis de sollicitation coûte 100$. Mais pour l’obtenir, il faut une certification de l’OPC qui coûte 600$. Et l’OPC refuse de délivrer cette certification si tu n’as pas d’assurance responsabilité, qui elle coûte 800$. Au total, t’en as pour 1500$ de frais, et des semaines de procédures… et ce pour chaque vendeur si vous êtes une équipe.

À Thetford Mines, la sollicitation est totalement interdite, avec une amende de 400$ en cas d’infraction, et il n’existe aucune procédure pour obtenir un permis.

J’ai été témoin une fois d’un organisme de prévention du suicide chez les jeunes qui avait une équipe de plusieurs vendeurs, avec un coordinateur, qui entrait dans un village et faisait toutes les portes rapidement. Ils vendaient toute sorte de gugus insignifiants qu’on trouve au Dollarama, qu’ils vendent le triple du prix, et qu’on achète juste pour participer à la cause. Mais même dans ce cas là, tu dois payer tes vendeurs à commissions, le coordo, le transport de tout ce monde là, pour finalement ramasser un capital peut-être intéressant, mais très très loin de ton objectif de 500 000$, et ce malgré avoir mis énormément d’effort et de temps.

D’ailleurs en cette période de pénurie de main d’oeuvres, c’est extrêmement difficile de trouver des vendeurs pour former une équipe…

Et pour terminer sur le sujet, en porte à porte, à part quelques exceptions, les gens n’ont pas le goût de jaser (on est toujours en train de les interrompre dans quelque chose), et posent très peu de question sur ton organisme… en fait s’ils donnent de l’argent, c’est pour se donner bonne conscience tout en se débarassant de vous, et se fiche pas mal de ce que vous aller faire avec le cash ensuite.

Ceci étant dit (désolé pour les longueurs)… il faudrait savoir si ton organisme est à but lucratif ou non lucratif.

Si c’est lucratif, la seule façon de te financer ça va être de vendre quelque chose quelque part.

Si c’est non-lucratif, il existe des tonnes de subventions et moyen de financements, qui vont être beaucoup plus efficaces au niveau d’énergie et de temps.

Par exemple, ici en Estrie il y a un organisme qui s’appelle FEVE qui s’occupe de trier les déchets dans les nombreux festivals de la région pour s’assurer de recycler au maximum. Ils ont donc besoin de beaucoup de bénévoles. Pour y arriver, ils invitent les organismes à but non lucratif à envoyer leur propre équipe, et en échange du travail, ils envoient un chèque à l’organisme. Cela peut représenter plusieurs milliers de dollars par saison pour un organisme qui sait organise ses équipes.

Donc pour résumer :

  • Il faudrait déterminer d’abord la structure de l’organismes et une définition plus précises de ces activités à venir pour ensuite déterminer un plan d’action approprié sur les moyens de financement
  • Ensuite tu pourras déterminer à qui tu veux présenter ton projet
  • Ensuite tu pourras mieux cibler les questions que tu penses te faire poser… c’est certain que tu n’auras pas les mêmes questions d’un inconnu dans la rue que de ton député par exemple.

T’as un extraordinaire projet entre les mains, ça vaut la peine de partir sur des bases solides !

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Bonjour Eric,
Pour arriver à ton but, tu dois y aller par étapes. Le bootcamp est la première étape. Le “boot”, c’est la première affaire que fait ton ordi quand tu presses sur ON. Alors fais comme lui et oublie le financement pour l’instant.

Le bootcamp va t’aider à mieux définir ton idée. Plus ton idée sera claire, plus elle sera facile à vendre plus tard.
Je vois deux idées de sondage pour toi.
La première, c’est pour mieux cibler tes futurs donateurs. Donc tu fais un sondage du genre:

  1. Avez-vous fait un don dans les 12 derniers mois: oui/non
    Si non, bye bye, si oui, on continue
  2. A combien d’organismes avez-vous donné (1, 2-3, plus de 4)
  3. Quel est le montant total donné: 0-50 50-100 etc
  4. Quel est le principal critère qui vous a motivé à donner? Le type de cause / parce que je connaissais la personne, etc.
  5. Est-ce que vous préférez donner de l’argent sans rien en retour (ex: don de 50$) ou donner via une activité sociale (ex: souper-bénéfice)
  6. Quel serait votre choix parmi les activités-bénéfices suivantes ? Tournoi de golf, souper-bénéfice, vin&fromage, course de p’tits canards en plastique sur la rivière, etc.
    (ne riez pas, un organisme fait ça dans mon coin).
  7. Comment avez-vous été sollicité: porte à porte, connaissance, internet, par mon employeur, etc…
    etc…
    Donc, les résultats au sondage t’aideront à mieux choisir ta prochaine activité. D’ailleurs, si jamais tu fais ce sondage, viens publier tes résultats sur La Tranchée! Ces résultats seraient utiles pour tous :slight_smile:

Ma deuxième idée est de mieux cibler ta clientèle et leurs besoins:

  1. Avez-vous fréquenté un centre jeunesse ou connaissez-vous quelqu’un qui a fréquenté un centre
    Si oui, continuez en pensant à cette personne. Si non, merci et bye bye
  2. Selon vous, quel est le principal défi de cette personne: estime de soi, manque d’argent, etc.
  3. Quel activité le centre devrait-il offrir pour améliorer son estime de soi: cours de karaté, rencontre avec une psychologue, rencontre sociales
  4. Si notre centre devait engager un seul professionnel pour aider ces personnes, quel serait-il: un psychologue, une infirmière, un travailleur social, etc.
  5. Pour aider cette personne à atteindre l’autonomie financière, quelle activité le centre devrait-il offrir? Leur donner une allocation mensuelle, leur donner des cours de comptabilité, offrir des stages en entreprise, etc.
    Évidemment, les exemples ci-dessus ne sont que des exemples, je ne connais pas du tout ton domaine alors à toi de définir tes questions. L’objectif, c’est que tu as actuellement 100 idées en tête, mais tu ne peux pas les faire toutes. Donc ton sondage pourra t’aider à choisir quelle idée tu vas réaliser en premier. Peut-être que tu vas focusser sur l’estime de soi en premier, et que l’autonomie financière viendra plus tard. Ou peut-être le contraire, tu verras avec ton sondage.

Tu as un beau projet, continue!

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L’idée du porte-à-porte est définitivement morte. Biiiiiiiiip. :stuck_out_tongue:

Je pense de plus en plus à l’idée de démarrer en mon nom et à verser les recettes à XYZ.

J’avais d’abord pensé à faire sous forme de boutique en ligne un genre d’Etsy. Verser la moitié des profits à l’artiste et l’autre moitié à l’organisme. Faire de l’affiliation. De la vente en consigne. Négocier une marge de profit intéressante avec quelques petits marchands indépendants qui n’ont pas de présence en ligne.

Ça pourrait être un bon début. Ça m’éviterait aussi les soucis de l’organisme de bienfaisance qui est limité dans ses possibilités d’opérer des activités commerciales.

Ça me semble être une belle façon d’y remédier… J’aime beaucoup! :relieved: Merci

C’est super comme plan de match. Un gros merci, David.

Oui. Une étape à la fois. :sweat_smile:

Vraiment. Merci du rappel :heart:

C’est super précieux ce que tu as écrit, Nathalie. Ça me motive, ça me donne de bonnes idées… pour mon sondage.

Je vous partagerai les résultats.

Merci beaucoup!

Il existe plusieurs modèles de structures d’affaires. Faire ça à ton nom c’est peut-être pas une bonne idée, car tu devras payer pas mal d’impôt. Encore une fois, la structure définitive pourra être identifiée quand tu auras une idée plus claire de où tu t’en vas avec ton projet.

Et si éventuellement tu veux profiter des subventions et autres aides possibles pour le genre de services que tu veux offrir, tu n’auras pas le choix de faire une organisme à but non-lucratif pour être qualifié.

On pourra en reparler quand tu seras rendu là, il y a plusieurs membres ici qui s’y connaissent pas mal en structure.

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J’ai utilisé la Boussole entrepreneuriale. J’ai beaucoup hésité entre une coopérative et un OSBL.

Je te dirais que la conclusion à laquelle je suis arrivé, c’est d’avoir un organisme de bienfaisance enregistré pour émettre des reçus pour dons de charité, mais une entreprise d’économie sociale en parallèle pour dégager des profits sans contraintes et de les reverser à l’organisme.

C’est clair. Je me vois être au minimum OSBL. Ma demande de lettres patentes est prête.

Mais là, je suis un peu perdu dans le fait de devoir m’établir une structure claire, mais de ne pas pouvoir l’identifier tout en faisant le bootcamp :hot_face:

Je retourne à mon sondage :joy:

C’est rassurant. Merci…