Les marchés boursiers saignent - AMA

Les marchés boursiers saignent - AMA
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Bien entendu, je n’ai pas de boule de cristal, mais c’est une période très intéressante sur les marchés boursiers.

J’ai personnellement une portion de mon portefeuille en gestion passive, une autre où j’achète mes propres actions, ainsi qu’une portion en cryptomonnaie. Je suis disposé de parler des trois sans toutefois faire de recommandations de placements.

Cheers!

Effectivement très intéressant!

Penses-tu que le package de stimuli des states va mener à de l’hyperinflation? Si oui, est-ce qu’on est mieux de se protéger avec des métaux précieux, des actions ou encore des cryptos?

Jusqu’à maintenant, depuis le début de la crise, malgré les trillions imprimés par la FED, l’inflation c’est plutôt contracté de 0,2%.

Cela est dû à trois facteurs :

1- Baisse massive du prix du pétrole
2- Diminution de la consommation (baisse générale des prix à la consommation, à l’exception de l’épicerie).
3- Achat massif de bons du trésors américain par d’autres pays (la France a acheté pour 100G$ à elle seule).

À mon avis, à court terme, il n’y a pas de risque d’hyperinflation.

Je dis « à court terme », car pour le moment, on sous-estime LARGEMENT les conséquences de la crise à plus long terme.

Du bout des lèvres, certains économistes commencent à comparer à la crise de 1929. À mon avis, ça sera encore BIEN pire, soit la pire crise de toute l’histoire occidentale.

La façon « facile » de régler la situation ça va être par l’établissement d’un « plan Marshall version 2020 », en d’autres mots, une banque centrale mondiale, qui se créera via la « coopération » des grandes puissances (G8 ou G20). Les réunions à ce sujet sont déjà commencées. Ce système va permettre une relance rapide des économies, mais qui sera encore basé sur un endettement massif de toutes les parties impliquées, mais dont le contrôle sera totalement centralisé (monopolistique).

La façon « difficile » mais beaucoup plus avantageuse serait une reprise rigoureuse de la souveraineté des pays, en nationalisant les banques centrales (contrairement à ce que les gens pensent, les banques centrales, incluant la FED, sont des institutions privées), l’annulation des traités de libre-échange et l’investissement massif dans le commerce local. Les pays qui choisiraient cette voie, deviendrait rapidement parmi les plus riches du monde (comme le Canada au sortir de la 2e guerre mondiale, dont l’économie manufacturière était une des plus active au monde). Malheureusement, aucun gouvernement (sauf peut-être le Brésil et la Suède, deux pays qui ont refusé le confinement), n’ont choisi cette voie.

On peux s’attendre qu’imprimer 6 trillion de USD ai un impact négatif sur sa valeur, c’est pas mal sûr :sweat_smile:. L’inflation va donc selon moi être plus importante.

Étant canadiens ça va peut-être nous redonner notre pouvoir d’achat qu’on avait en 2008-2010.

Pour ce qui est de la crypto, ça a pas vraiment mieux performer que les marchés boursiers. Du moins, c’est partit dans le même sens. Du côtés des métaux, l’or et l’argent ont pris deux directions différentes…go figure. L’or a vraiment été payant dans le dernier 3 mois.

Le halving du bitcoin fait beaucoup jaser. J’ai hâte de voir ce que ça va avoir comme éffet.

Côté actions, le meilleur bet c’est selon moi les titres de valeur. Ceux qui ont perdu beaucoup de valeur récemment mais qui ne seront pas vraiment impacté par la crise du COVID.

En gros, tout est en spécial. :smile:

@Benoit_Desforges

Attention, les USA n’imprimeront aucun billet! La réserve fédéral Américaine va émettre de façon limitless des prêts long terme au compagnie qui seront jugés essentielles à l’économie Américaine (lire ici : ceux qu’il veule en prendre le contrôle au finale).

La stratégie va être de créer de l’argent « fictive » et de la prêter au compagnie dans le problème pour avoir le contrôle sur eux. Cette situation aura comme effet d’augmenter les balances sheets des compagnies (augmenter leur dette). Leur action va perdre de la valeur car les gens ne voudront plus acheter de ces compagnies ou vont avoir peur…

Au bout du compte, quand les compagnies vont être vraiment dans le trouble dans quelques années, le gouvernement va prendre le controle de la compagnie en achetant les actions à rabais. (Stratégie Bailout massive qu’ils ont fait en 2008 avec )

Au finale, l’argent physique va prendre de la valeur car il n’en aura pas plus. Ils vont avoir créé des dettes et non de l’argent.

Voici un petit 45 min qui vont p-t clarifier la chose :wink:
J’adhère totalement à cette vidéo car c’était exactement ma façcon de penser avant de l’écouter!

Je suis conseiller et pas économiste mais dans on livre à moi imprimer de l’argent ou en créer fictivement et la prêter reviens pas mal au même. Tu semble faire une distinction entre l’argent physique et virtuel, sur les changes ont parle seulement d’USD.

Je suis de ceux qui pensent qu’une fois la crise du COVID passée, le monde va redevenir exactement ce qu’il était avant. Les gens n’auront pas plus peur d’investir, surtout si les entreprises survivantes sont tous endettées. La nouvelle norme va simplement être l’endettement. Les gens vont arrêter de se laver les mains et vont se torcher les foufounes avec le papier qu’ils auront accumulé en 2020.

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À moins que je me trompe, il n’y a pas de différence entre prêter 1M qui n’existe pas ou imprimmer 1M. ^^

Dans le fond, c’est la réserve fédérale qui créer l’argent et achète des Government bonds. Le gourvernement utilise ensuite cet argent pour son stimulus pakcage.

Ceci étant dit, c’est vraiment plus complexe que ça… D’autres pays s’endettent également en US, ce qui pousse les feds à vendre leurs bonds (ce qu’ils ne peuvent pas faire puisqu’ils doivent en acheter).

Ils doivent donc créer plus d’argent pour rencontrer la demande, mais ils sont frileux d’en faire trop puisque la crise ne durera pas, d’où l’augmentation drastique du dollar américain.

Disclaimer nécessaire: J’aime beaucoup l’économie, mais je ne suis pas un économiste alors ne prenez rien que je dis pour du cash, faites vos propres recherches. Si j’ai tort, j’aimerais beaucoup qu’on m’explique pourquoi!

Je ne pense pas que ce soit très républicain ce genre de stratégies. :stuck_out_tongue: Aux États-Unis, le gouvernement n’a pas d’affaires à être propriétaire d’une entreprise comme c’est le cas avec Bombardier ici.

Et en 2008, ils n’ont pas racheté les actions des entreprises, ils ont racheté les produits financiers toxiques.

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Totalement d’accord Benoit!

Donc je comprends que c’est pas encore le moment d’investir?

Les problèmes font juste commencer… stay cash. Les opportunités vont continuer d’augmenter.

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Dans mon cas avec le prix du pétrol, même si il n’est pas directement lié à la covid et plus avec les surplus que l’arabie Saoudit et la Russie injecte en masse dans le monde.

Il finiras quand même à remonté dans les prochaine années donc un bonne investissement au prix actuel. Vous en pensez quoi?

Je pense plutôt qu’il est sage de commencer à acheter mais pas d’y aller all-in.

Moi j’ai commencé.

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Tu souligne avec justesse que le crash de la valeur du pétrole avait commencé AVANT la crise du COVID qui n’a qu’amplifié la situation par la chute de la consommation.

Mais c’est aussi vrai pour tout le reste de l’économie, qui était sur le point de subir une très sévère correction, bien pire que 2008, et dont le COVID est venu en quelque sorte brouiller toute la chaîne de responsabilités.

À mon avis, on ne mesure pas encore l’ampleur de cette crise, parce que la plupart des commerces n’ont pas encore repris pleinement leur activité, et qu’on a les résultats financiers toujours plusieurs mois après le fait.

Donc à supposer qu’on a un déconfinement presque complet à partir du 5 juin, ça n’ira pas en septembre avant qu’on sache quelles entreprises ont réellement été impactée par la crise, et dans quelle mesure.

Or septembre, c’est aussi le retour de la saison de la grippe saisonnière… et donc du COVID (qui a remplacé la grippe d’un point de vue statistique dans les décomptes officiels). Cette 2e vague risque d’accentuer tous les problèmes qu’on a connu ce printemps, à savoir le maintient des mesures de distanciation sociale, et donc des activités commerciales très limités partout.

Dans ce contexte, la demande de pétrole demeurera très basse, et la pression très élevée entre les fournisseurs pour savoir qui prendra les parts restants du marché. Je déduis que les prix resteront très bas, avec une légère remontée d’ici fin juillet, suivit d’une redescente cet automne.

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