Le Québec... à mi chemin entre les US et la France?

Le Québec... à mi chemin entre les US et la France?
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J’ai rejoint la Tranchée ce vendredi. Et en même temps en France, grâce au Lundi de Pentecôte, j’ai eu l’opportunité d’un we prolongé de trois jours pour butiner dans toutes vos contributions… et ainsi m’imprégner de cette masse d’information.
A ce stade, je me sens à la bonne place, pleinement confiant dans cette intelligence collective.

Reste un point que j’ai retrouvé à plusieurs reprises dans vos commentaires qui m’a fait douter d’une de mes croyances.

En effet, à plusieurs reprises, vous évoquez un retard du Québec avec les États-Unis…

Pourriez-vous m’éclairer ?

Dans quelle mesure, votre proximité avec les États-Unis, votre facilité avec l’anglais, votre appétence pour le business, votre libéralisme éclairé vous met en retard avec votre voisin et vos provinces voisines ?

Et si retard, quelle serait alors votre avis sur votre positionnement dans votre maitrise du marketing numérique avec vos cousins français ?

Faut dire qu’en France, on se dit toujours qu’on a entre 5 et 10 ans de retard avec les Etats-Unis… Pourriez-vous être à mi-chemin ?
J’imagine que pour ceux qui ont une expérience internationale ou des liens et/ou une expérience avec des français, vous avez probablement un avis sur la question…

Pas simple comme post non ? :wink:

Mais bon, c’est intéressant de voir comment chacun se positionne dans cette course à la transformation digitale qui est en train de changer notre monde…

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Bonjour,

Bienvenue parmi nous!

Pour répondre à ta question, dans le domaine des blogs en géneral, les formations sont très peu nombreuses du côté franco, et trop chère la plupart du temps. Du côté anglo, on a l’embarras du choix et une exposition à différentes stratégies, ce qui est très utile pour mieux adapter notre stratégie à notre Personnalité et nos moyens du moment. Les spécialistes dans certains outils ou approches sont aussi très nombreux si on veut approfondir une technique ou un outil.

Pour ce qui est de mon domaine de blog, pcq je peux seulement parler de ce que je connais - les finances persos - en français, c’est surtout des blogs européens, souvent le même genre de trucs alors que j’ai récolté la plupart de ma liste de 400 trucs en anglais, et il y a beaucoup plus de monétisation avec seulement des annonces.

Les bundles de matériel avec plusieurs blogueurs qui se regroupent pour donner/vendre à rabais et récolter des emails n’existe pas en français, ni aucun groupe d’échanges de liens, et il y a peu de tableaux dans Pinterest et de groupes dans facebook.

Les articles de blogues sont aussi, de ce que j’ai constaté, plus souvent des réflexions ou même de la philosophie plutôt que des contenus qui aident vraiment les lecteurs.

Bref, il y a encore beaucoup de place à la croissance et la collaboration du côté franco, d’un côté comme de l’autre de l’océan.

Pour ce qui est de nos lecteurs, il y a aussi beaucoup d’entraînement à faire pour qu’ils découvrent le bénéfice de vrais blogues aidants plutôt que de surveiller surtout des pages de célébrités ou d’opinion sur les sujets de l’heure… ou carrément juste leur messenger entre amis (ies).

Enfin, c’est mon analyse depuis l’automne passée. Beaucoup d’opportunités restantes, mais beaucoup de travail pour atteindre notre public cible aussi parce que nous sommes surtout en terrain vierge plutôt que de suivre une voie déjà tracée en partie…

En espérant que ça réponde à ta question :slight_smile:

Bonne journée!

P.s. si tu lis anglais, visite les blogs de blogging anglos aussi! Tu ne le regretteras pas!

Bonjour Mireille
Merci pour ta réponse et le temps que tu as pris. Elle est très inspirante et me laisse entrevoir plein d’opportunités. Ce post est le premier d’une réflexion plus globale. Merci d’y avoir contribué. A très vite. Je vais voir de ce pas comme optimiser mes finances avec ton site :wink:
Bonne journée.

Voici une petite stats qui explique la situation:

Dans l’ensemble du Québec, les anglophones sont deux fois plus bilingues (88,2 %) que les francophones (36,2 %) et les allophones (41 %).

La fine pointe de la technologie est en anglais et, tant que les Québecois francophones n’apprenneront pas l’anglais, on va être mis de côté à ce niveau.

La raison derrière ce raisonnement est tout simplement que Sillicon Valley mène le bal technologique et, si on veut être à jour, il faut lire ce qui sort de là.

Pour donner un autre exemple, l’Allemagne possèdent une bonne expertise en ingénierie et automation et plusieurs documents de références sont rédigés en Allemands.

Je pense que c’est un truc de langue plus qu’un truc de proximité ou de culture. Il faut attendre que les idées influentes se fassent traduire et propager dans une population avant de pouvoir en ressentir son impact. C’est un processus qui prend quelques années alors ça explique le retard.

La venue d’AI de traduction accélère grandement ce processus!